Après une année 2026 record, avec 2,56 milliards d’euros de prises de commandes, les salariés attendaient légitimement un signe de reconnaissance à la hauteur de leur engagement.
La direction a finalement trouvé la formule magique : une prime de participation d’environ 20 € par salarié.
20 euros !
À ce niveau-là, on hésite entre une participation aux bénéfices, une pièce retrouvée au fond d’une poche ou un ticket-restaurant égaré…
La réalité est pourtant bien moins drôle. Après des NAO largement inférieures à l’inflation et l’utilisation des STI (bonus) pour préserver la trésorerie, l’entreprise continue de considérer les rémunérations comme une simple variable d’ajustement.
Quand il s’agit de demander des efforts aux salariés, les idées ne manquent jamais. Quand il faut construire une véritable stratégie industrielle et préparer l’avenir, les solutions semblent malheureusement beaucoup plus difficiles à trouver.
L’argent existe … mais pas pour tout le monde
La CGT s’interroge sur certaines priorités.
Pendant que les salariés se voient attribuer une participation proche du prix d’un repas, les rémunérations des dirigeants poursuivent leur ascension :
- 950 000 € par an pour M. Henri Poupart-Lafarge ;
- 1,5 million d’euros pour M. Martin Sion.
Manifestement, l’inflation n’a pas les mêmes effets selon l’étage où l’on travaille.
Les salariés demandent du respect
À travers les élus CGT, de nombreux salariés ont exprimé leur colère, mais surtout leur sentiment de manque de reconnaissance.
Car derrière chaque train livré, chaque dossier traité, chaque commande remportée, il y a des femmes et des hommes qui s’investissent quotidiennement.
Recevoir une telle somme après tous les efforts consentis n’est pas seulement décevant.
C’est vécu par beaucoup comme une marque de mépris.
Les salariés ne sont pas des mendiants
ALSTOM ne doit pas confondre participation et aumône.
Les salariés ne demandent ni faveur ni charité.
Ils demandent simplement leur juste part des richesses qu’ils contribuent à créer chaque jour.
La position de la CGT est claire :
Nous ne sommes pas des mendiants.
Notre réponse
Face à cette participation symbolique et à ce manque de considération, la CGT et ses élus refusent de cautionner cette situation.
C’est pourquoi nous proposons de reverser cette prime aux sapeurs-pompiers afin de transformer cette somme dérisoire en un véritable acte de solidarité.
Nous invitons également l’ensemble des salariés qui le souhaitent à faire de même afin d’exprimer collectivement leur mécontentement.
Puisque la direction considère que 20 € représentent une reconnaissance suffisante, démontrons ensemble qu’ils seront plus utiles ailleurs.
La reconnaissance ne se mesure pas en centimes. Le respect non plus.
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